Etudes
liseret

Restructuration de 131 logements

Résidence sociale Lafayette, 69100 Villeurbanne

Maîtrise d’ouvrage :
ADOMA

Maîtrise d’œuvre :
Citinéa - Mantataire 
Coda – Lair & Roynette - Architectes
Scoping – BET structure / fluides
Trajectoire Reflec – Ingénierie sociale
Minos – Ingénierie désamiantage démolition

Surface SHON :
5761 m² SDP

Coût de l’opération :
Etudes en cours

Calendrier :
Etudes en cours

Le projet est situé au 19 et 21, rue du 14 juillet 1789 à Villeurbanne. Cette rue, ainsi que les rues alentour comprennent des constructions à caractère majoritairement résidentiel. La hauteur des édifices varie, passant en quelques mètres de petites maisons de plein pied ou de deux niveaux à des immeubles collectifs R+6. Les morphologies constructives sont également variées, nombreux immeubles sont parallélépipédiques avec des toitures terrasses, alors que les habitations individuelles sont davantage en toiture à deux pans.

En termes de typologies architecturales, le bâtiment existant du projet constitue le seul édifice de la rue du 14 juillet 1789 à plus de deux niveaux (exception faite des bâtiments en angle, aux carrefours avec les autres rues qui sont autorisés dans le PLU à présenter une plus grande hauteur). Un volume large sur rue comprend un rez-de-chaussée enterré et trois étages en surplomb, un autre sur rue, plus court, s’élance sur quatre niveaux pleins dont rez-de-chaussée au niveau de la rue.

Le bâtiment existant présente deux parties de façades sur rues très différentes, ce qui confère une impression de deux entités dissociées et indépendantes. Ce point est avantageux, dans la mesure où la façade fait plus de cinquante mètres de long, dans une rue étroite et résidentielle. Cette composition binaire permet donc d’atténuer la présence imposante du bâtiment, et lui confère des dimensions davantage compatibles avec son environnement.

Le projet se constitue essentiellement d’une reconfiguration interne du bâtiment et d’une modification des espaces paysagers extérieurs. Très peu de modifications sont apportées aux volumes existants et à l’enveloppe externe, c’est pourquoi les principes de construction qui font l’objet de cette analyse morphologique sont concis. La modification en façade consiste à déposer les balcons et garde-corps présents sur le volume le plus large, et à s’approprier ces surfaces pour agrandir l’intérieur des logements auxquels elles sont attenantes, ramenant la nouvelle façade sur l’alignement de la limite parcellaire sur rue.

Cette intervention nous permet d’harmoniser le front de rue, qui était agité et complexifié par la modénature des éléments bétons des garde-corps et refends des balcons. Ces éléments étaient en outre alignés sur la limite parcellaire sur rue, tandis que les murs extérieurs étaient quant à eux en retrait et disposés en biais, ce qui créait deux orientations différentes au sein de la façade et deux degrés de profondeur détonant. Dans un contexte déjà assez disparate et hétéroclite, notre volonté est d’atténuer le dynamisme de la façade existante, et de ramener une simplicité de volume qui harmonise son dialogue avec les constructions environnantes.

Ce parti pris nous a permis la mise en place d’une façade plus simple, claire, lisible mais également plus chaleureuse dans notre volonté de changement d’ambiance qui guide le projet.

La nouvelle façade du projet s’inscrit de fait en parallèle au front bâti lui faisant face. Seul le rez-de-chaussée enterré maintient sa configuration existante, avec les murs porteurs inclinés et juxtaposés entre les refends béton. Cet état existant nous permet de préserver le soubassement végétalisé du projet, reprenant les surfaces triangulaires paysagées qui profiteront à l’ensemble des habitants de la rue et des passants. Cette touche végétale joue un rôle bénéfique dans l’atmosphère publique, et allège l’emprise imposante du projet dans la rue du 14 juillet 1789.